Calcul du délai de retour sur investissement en concassage

Toute analyse d'offre pour une installation de concassage et de criblage finit par se réduire à une seule question: en combien d'années le capital immobilisé revient-il. Le délai de retour sur investissement concassage y répond en chiffres et permet de comparer deux tailles de machine, deux sites ou l'achat face à la sous-traitance sur la même échelle. Mal construit, il justifie en revanche l'erreur la plus coûteuse: une installation dont la capacité ne correspond pas au site.
Ce que mesure réellement le délai de retour sur investissement concassage
Le délai de retour est la durée nécessaire pour qu'un projet se rembourse avec la trésorerie qu'il génère. On mesure des flux de trésorerie et non un résultat comptable: l'amortissement ne retarde pas le remboursement, alors qu'un lot de pièces d'usure payé d'avance quitte bien la trésorerie.
La formule
Le délai simple est le capital total investi divisé par le flux de trésorerie net annuel. Le capital investi dépasse le prix de la machine: transport, préparation du site, massifs béton, infrastructure électrique ou groupe électrogène, montage et mise en service, ainsi que le premier stock de pièces. Un calcul qui néglige ces postes affiche systématiquement un délai plus court que la réalité.
Composition du flux de trésorerie annuel
Au dénominateur figure le tonnage commercialisable annuel multiplié par la marge sur coûts variables par tonne. Cette marge est le prix de vente moins l'énergie, les pièces d'usure, les huiles et filtres, les opérateurs et le personnel d'entretien, le carburant de la chargeuse et les transports internes. Les charges fixes, location du terrain, assurances et administration, occupent une ligne distincte et se déduisent de la marge annuelle. Pour obtenir ce détail poste par poste, les données de coût d'exploitation constituent une entrée directe pour cette étape.
Le taux d'utilisation, variable qui casse la plupart des calculs
Le débit catalogue vaut tant que la chambre est alimentée et que l'installation tourne. Sur site, les arrêts d'entretien, les ruptures d'alimentation, la météo, les stocks saturés et la demande rognent ces heures. Le tableau ci-dessous isole le taux d'utilisation, toutes autres hypothèses constantes; les valeurs ne sont pas des années absolues mais des multiples du délai obtenu à quatre-vingt-dix pour cent.
| Taux d'utilisation | Production annuelle (indice) | Délai de retour (base = 1,00) |
|---|---|---|
| 90 % | 1,00 | 1,00 |
| 75 % | 0,83 | 1,20 |
| 60 % | 0,67 | 1,50 |
| 45 % | 0,50 | 2,00 |
| 30 % | 0,33 | 3,00 |
La relation est inverse et non linéaire: diviser l'utilisation par deux double le délai. C'est pourquoi une installation largement surdimensionnée peut fonctionner techniquement sans défaut tout en restituant le capital lentement.
Lien entre taille de machine et tonnage annuel
Le tableau suivant convertit les capacités catalogue de la gamme mobile General Makina en production annuelle. L'hypothèse retenue est de 2 000 heures programmées par an à soixante-dix pour cent d'utilisation, soit 1 400 heures productives, avec le milieu de chaque plage de capacité.
| Modèle | Capacité catalogue | Alimentation maximale | Production annuelle calculée |
|---|---|---|---|
| General 640 | 40-70 t/h | 500 mm | 77 000 t |
| General 800 | 80-120 t/h | 600 mm | 140 000 t |
| General 950 | 120-180 t/h | 800 mm | 210 000 t |
| General 03 | 250-350 t/h | 900 mm | 420 000 t |
Refaites cette colonne avec vos propres chiffres: divisez votre objectif de tonnage commercialisable par la capacité catalogue pour connaître le nombre d'heures productives nécessaires. Bien en dessous de 1 400 heures, la machine est surdimensionnée; bien au-dessus, une seconde équipe ou le modèle supérieur entre dans la discussion.
Trois éléments que le calcul simple masque
D'abord la valeur temps de l'argent: le calcul simple traite la trésorerie de la cinquième année comme celle de la première, si bien que le délai actualisé est toujours plus long. Ensuite la valeur résiduelle; le jour où l'installation s'est remboursée elle n'est pas ferraille et conserve une valeur d'occasion rarement intégrée à la décision. Enfin le besoin en fonds de roulement: stocks, créances et pièces immobilisent une trésorerie invisible dans la formule. Ces trois points servent de socle à tous les autres calculs du volet investissement et coûts.
Questions fréquentes
Quel délai de retour est acceptable
Il n'existe pas de seuil universel. Le délai doit être plus court que la durée de vie des réserves et que la durée du financement; un gisement de sept ans ne supporte pas un investissement qui se rembourse en neuf.
Pourquoi le calcul diffère-t-il entre mobile et fixe
Une installation fixe alourdit le numérateur avec les fondations, les passerelles de convoyeurs et l'infrastructure électrique. Une installation mobile allège ces postes mais consacre des heures productives au déplacement, au montage et au démontage, ce qui réduit le dénominateur.
Comment comparer location et achat
En location, le capital investi est quasi nul et le délai de retour ne se calcule pas; la comparaison se fait sur le coût complet à la tonne. L'achat devient moins cher à la tonne au-delà d'un certain volume annuel, seuil à déterminer avec les heures réelles du site.
Quel poids a le prix de l'énergie
L'énergie est le poste variable le plus volatil. Construisez le calcul sur au moins deux scénarios énergétiques et utilisez l'écart entre les deux délais obtenus comme plage de décision plutôt qu'un chiffre unique.
Plutôt que de réduire la décision à un nombre, écrivez trois scénarios d'utilisation et de marge. Si même le plus défavorable tient dans la durée du financement, le dossier est solide. Transmettez-nous vos données de site et nos ingénieurs dimensionneront la configuration avec vous.
Définitions des termes techniques : Glossaire




